Les aliments lactés non reconnu par l'Anor |
l’Agence des Normes et de la qualité (Anor), dans un communiqué daté du 16 août 2012, s’était déjà insurgé contre ce type « d’arnaque » à l’encontre des consommateurs. En effet, le directeur général de l’Anor dans le communiqué publié sur le site internet de cette agence, faisait observer que depuis quelques temps, « de nombreux produits sont commercialisés sous des appellations provoquant une erreur d’appréciation sur leurs compositions par les consommateurs ». Charles Botoo à Ngon, faisant ainsi allusion aux « aliments lactés », a « formellement » précisé que « la composition en protéines et en matières grasses ne permet pas de les considérer comme des « laits », écrit le Dg.
L’on a également appris à travers ce communiqué que les aliments lactés vendus dans les marchés, ne sont pas encore des produits certifiés au Cameroun. Selon le patron de l’Anor dans le communiqué, aucune procédure de certifications des aliments lactés commercialisés par les opérateurs économiques « ne sera engagée si les dispositions contenues dans les normes camerounaises rendues d’application obligatoire ne sont pas respectées », informe le Dg de l’Anor. Un cadre à la délégation du commerce pour le Littoral, confie que la plupart de ces aliments lactés « ne sont même pas reconnus par nos services ». A en croire ce dernier, la prolifération de ces produits laitiers non certifiés est causée par la libéralisation du commerce. « Le commerce étant libéralisé, toute personne possédant une licence, peut dédouaner ses marchandises sans problème. Il revient au syndicat des consommateurs et aux consommateurs eux-mêmes de faire la différence, et de nous en informer », indique le cadre.
Christelle Kouétcha