3 avr. 2014

Découverte: Trois étudiants inventent la machine à éplucher les pommes

Ils envisagent mettre en place un modèle destiné aux ménages.

L'éplucheuse de pommes 
Les restaurants, les hôtels, les industries agroalimentaires,… ont désormais à leur porter, une machine, pour éplucher plusieurs kilogrammes de pommes de terre. Leolein Wado Jousse, Arthur Ngongang Nguenang et Larisa Chaveli Septche Ngansop, trois jeunes inventeurs, ont eu la « brillante » idée de concevoir une éplucheuse de pommes de terre “made in Cameroon”. Ex-étudiants de l’Ecole normale supérieure d’enseignement technique (Enset), les inventeurs ont  décidé de concevoir cette machine, après avoir constaté qu’au restaurant universitaire, les étudiants n’avaient jamais les pommes de terre au menu, car « les cuisinières estimaient que éplucher les pommes pour plus de 5 000 étudiants étaient impossible », confie Leolein Wado Jousse. Ingénieur en formation, il convint ses deux camarades à se lancer dans la conception de l’appareil.
Les ingénieurs vont prendre 8 mois, pour inventer l’éplucheuse. Conçue à base de l'acier inoxydable, la machine est composée d'un cylindre et d'un plateau abrasif qui permettent de débarrasser les pommes de leur peau. Le dispositif possède également un arrosoir, qui est connecté à une vanne de distribution d’eau. Ainsi, « une fois les pommes lavées ou pas,  elles sont versées dans le cylindre abrasif, vous pouvez mettre le moteur et le dispositif d'arrosage en marche. Et, l’eau a pour rôle de faciliter l’épluchage des pommes », explique les ingénieurs.
L’éplucheuse fabriquée à la main peut permettre de peler  5 Kg, 12 Kg de pommes et même plus, en 2 minutes. Car, « tout dépend de la capacité du moteur », précise, Leolein Wado Jousse. Ce dernier, confie qu’à cause de l’absence de moyen financier, l’équipe d’inventeurs n’a pas encore eu la possibilité d’industrialiser leur invention et par ricochet débuter les ventes. N’empêche, ils confient qu’ils peuvent écouler la machine à 500 000 FCFA. Mais « cette somme ne couvre même pas les dépenses de la conception et de la main d’œuvre, car le coût de revient du prototype réalisé avoisine 7 millions de FCFA », précise Arthur Ngongang Nguenang. Et pour que le prix de vente soit plus bas, il faut produire en grande quantité, autrement dit industrialiser cette machine. Mais, en attendant d’avoir les financements pour déployer leur processus de vente, l’équipe s’est déjà engagée à créer un modèle à usage ménager de l’éplucheuse. Il est encore sur conception.
Christelle Kouétcha

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