17 juin 2011

Douala: Les distributeurs automatiques de billets bondent les rues


Les responsables des banques utilisent cet outil  pour se rapprocher de leur clientèle
Difficile de voir une agence de banque sans distributeur automatique de billets de banques dans la capitale économique. Toutes les banques camerounaises veulent s’arrimer à la nouvelle donne. La nouvelle agence de la société générale des banques au Cameroun (Sgbc) ouverte  en décembre 2010, au quartier Ndogbong, n’a pas échappé à la règle. Un Dab est accroché sur un mur de l’agence. Dans toutes les agences des banques Ecobank, Bicec, Afriland First Bank, Union Bank of Cameroon, et autres les clients ont la possibilité de retirer de l’argent en espèce dans leur compte sans peine. Cette nouvelle politique marketing des banques, a vu le jour depuis le début de l’année 2007.   
Les banques dans la politique de se rapprocher de la clientèle ne ciblent pas les quartiers pour installer le Dab. Quartiers résidentiels, quartiers populaires, toutes les agences disposent toujours d’un Dab. Expert financier, M. Boum, explique que ce principe de banque de proximité par le Dab est un rapprochement stratégique pour les banques. « Autrefois les banques a capitaux étrangères ciblaient plus la clientèle dans les grandes entreprises.
Mais au fil des ans, ces grandes entreprises sont pratiquement les même pourtant les banques ont doublé. Du coup les banques n’avaient plus assez de clients. Elles ont compris qu'il était important de se retourner vers le marché des particuliers qui est un marché de masse. C'est pour cela qu'elles ouvrent des agences partout dans les lieux reculés, les  périphériques », explique l’expert. Ainsi,  les distributeurs automatiques de billets (Dab) sont mis en place dans toutes ces banques pour faciliter l'accès aux mouvements d'argent par cette masse. Pascal Rebillard, président de L’APECAM a indiqué que cette politique de proximité utilisé par les banques a eu un apport positif dans l’augmentation du taux de bancarisation du Cameroun. « Plus les banques camerounaises se sont rapprochées de la clientèle, plus les gens ont fait confiance à la banque », conclut-il.   
Au quotidien, des sommes d’argent qui avoisinent les 5 à 25 millions sont insérées dans les distributeurs.  Le matériel utilisé pour la fabrication des Dab est assez solides. « Il est difficile de briser  un Dab », rassure un vigile gardien du Dab de l’agence Ecobank Ndokoti. Comme cette banque, plusieurs autres banques recourent aux agents de sécurité pour sécuriser les clients qui se servent. Un responsable de la société générale des banques du Cameroun confie que les Dab sont toujours équipés, des radars dans les systèmes de sécurité qui déclenchent l'alerte au siège et d’un dispositif particulier qui se met en place pour bloquer l'opération frauduleuse que voudrait commettre un « malfrat ». Malgré tout ce dispositif de  sécurité, des clients se plaignent davantage. « Il y a certains Dab qui sont installés à des endroits dangereux. C’est le cas du Dab d’Ecobank à l’immeuble Pmuc à Akwa. A tout moment vous pouvez vous faire agresser par des enfants de la rue qui sillonnent et regardent vos opérations. Ce n’est pas sécurisant », craint Arlette Tsamo.
Christelle Kouétcha

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