Des produits laitiers non certifiés en circulation au Cameroun

Les aliments lactés vendus sur le marché ne sont pas reconnus par l’Anor.

Agriculture: la tomate en conserve, chasse gardée de l’importation au Cameroun

Depuis la fermeture de la Société des conserveries alimentaires du Noun, le Cameroun est dépendant de l’importation. Pourtant le pays dispose d’un potentiel de production de tomate qui n’est pas exploité.

Collecte de déchets plastiques: entre désir de conformité et obstacles au processus

Plusieurs acteurs de la gestion des déchets au Cameroun ont encore du mal à s’acquitter du permis environnemental de plus de 10 millions de FCFA exigé par le gouvernement pour exercer cette activité.

Découverte: trois étudiants inventent la machine à éplucher les pommes

Ils envisagent mettre en place un modèle destiné aux ménages.

Hydrocarbures : Les vraies raisons de l’augmentation des prix au Cameroun

La production de la Sonara est devenue insuffisante pour satisfaire la demande nationale, et l’entreprise ne dispose plus d’une trésorerie solide.

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23 oct. 2014

Sandales : Le Nigeria, principal fournisseur du Cameroun



Aucune entreprise camerounaise ne s’est encore lancée dans la fabrication de ce produit.  
Les sandales made in Nigeria confisquent les étals
Les comptoirs au marché Ndokoti à Douala au Cameroun, ne désemplissent pas des sandales à lanière à base de caoutchouc. Que ce soit au marché Dacat, ou Monkam, ces babouches communément appelées « sans confiance », confisquent les étals. Les consommateurs, en ont pour toutes les couleurs et pour toutes les tailles. Enfants, adolescents et adultes, ont juste le choix à faire. Ces babouches très usuelles dans les ménages au Cameroun, sont essentiellement importées du Nigéria, apprend-on auprès des grossistes du marché Central de Douala. Importateurs de sandales depuis plus de 20 ans, Ernest Kamdem, confie que par mois, ce sont des millions de tonnes de « tongs » en caoutchouc qui sont déversés au Cameroun. Ces chaussures sont « pour la plupart fabriquées localement par des ressortissants nigérians, en particuliers ceux de la communauté Igbo », nous apprend un ressortissant nigérian.
Néanmoins, certains commerçants confient que quelques uns de ces produits sont importés de la Chine. Mais « à faible quantité car les chinois sont plus spécialisés dans la fabrication des babouches en plastique », précise Antorien Kwendeu, grossiste au marché Congo. Difficile d’avoir la quantité exacte de ces chaussures « made in Nigeria » qui confisquent les étals. A la délégation régionale  du Commerce pour le Littoral, le délégué révèle qu’aucun chiffre sur la quantité de ces produits n’est disponible. Simon Omgba Belinga, soutient d’ailleurs que « notre intérêt n’y est pas, car ce ne sont pas des produits de premières nécessités », souligne-t-il. Pourtant, « il est impossible d’aller dans un ménage sans trouver une paire de ces babouches », s’indigne un membre de l’association de la Chambre nationale des consommateurs du Cameroun (Cnacoc).  Et, d’après certains cadres à la délégation du Commerce, plusieurs de ces chaussures « entrent même frauduleusement dans les frontières du Cameroun ».
Un ressortissant Nigérian joint au téléphone, confie que le Cameroun est à 80% le principal client des artisans nigérians. Aucune entreprise locale camerounaise n’exerçe encore dans ce secteur.  Et, les prix de ces chaussures importées ne cessent d’augmenter, comme ceux des produits de premières nécessités. En effet, en moins de deux ans, le prix de ces tongs est passé de 350 à 500 FCFA voire 1000 FCFA. Les grossistes justifient cette hausse, par le coût élevé des taxes douanières qu’ils payent pour les transporter au Cameroun.
Christelle Kouétcha 

19 oct. 2014

Cameroun-Nigéria: La diminution des ressources ralentit la démarcation des frontières

La commission mixte  qui supervise ces travaux tend la main à la communauté internationale pour une assistance.
La démarcation menacée pas les finances
Les travaux de démarcation de la frontière entre le Cameroun et le Nigéria, est sur le point de sans doute tourner au ralenti. En effet, d’après la Commission mixte Cameroun-Nigeria mise en place pour superviser ces travaux, les ressources du fonds d’affectation spéciale ont connu une diminution. Les responsables de cette commission, l’on fait savoir au cours d’une réunion extraordinaire, qui s’est tenue à Yaoundé, le samedi 11 octobre 2014. Cette commission mixte, avait été créée en application du communiqué conjoint du 15 novembre 2002 à Genève(Suisse), dans le cadre du règlement du différend qui opposait les deux pays frontaliers au niveau de la péninsule de Bakassi.
Dans le communiqué de la rencontre rendu public sur le site internet d’African Press Organisation (APO), l’on apprend que la commission ne compte désormais plus que sur la communauté internationale, à qui elle a lancé un appel pour qu’elle apporte son assistance aux Parties. Celle-ci, devrait permettre à la commission de parachever les travaux de démarcation. Ces travaux engagés depuis plusieurs années, a déjà permis la pose de 289 nouvelles bornes frontières, a révélé la commission dans le communiqué. Ces bornes concernent les contrats relatifs aux lots 1 et 2, clôturés le 06 juin 2014.
La suite de ces travaux de démarcation, vont se faire sans Président de la Commission mixte, l’Ambassadeur Saïd Djinnit.  Ce dernier, ayant été appelé à d’autres fonctions, apprend-on. Les Chefs de la délégation de la commission-mixte, ont également profité de cette rencontre pour condamner avec « la plus grande fermeté » les activités terroristes qui détruisent les modes d’existence des personnes vivant dans la partie nord de la frontière terrestre entre le Cameroun et le Nigeria. Surtout, que ces actes terroristes menés par la secte islamistes Boko Haram, ont un impact négatif sur les activités de démarcation, apprend-on. Il faut rappeler qu’au cours du sommet tripartite de Genève entre Paul Biya, président de la république du Cameroun, Olusegun Obasanjo, alors Président de la République fédérale du Nigeria, et Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies, les deux Chefs d’Etat avaient renouvelé leur  engagement de renoncer à l’usage de la force dans leurs relations bilatérales et de rechercher des moyens pacifiques pour régler leur différend frontalier.
Christelle Kouétcha